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Everest Base Camp Trek

Incroyable, beau et magique.

Pour être totalement honnête, je ne suis pas venu au Népal par hasard. Il y a ici un truc que je veux voir depuis des années. Un truc qui me titille l’esprit depuis longtemps. Un truc tellement gros que je ne pouvais pas me permettre de passer à côté sans aller le voir… L’Everest ! La plus haute montagne du monde ! 8 848m d’altitude, seulement 30 % d’oxygène au sommet. Rien que ça.

Alors voilà. J’ai vu l’Everest de mes propres yeux. J’étais à côté de “lui”. Je l’ai vu dans toute sa splendeur et il a fallu le mériter. Je dois avouer que ce n’est pas facile de décrire quelque chose d’aussi puissant. Car se  trouver face à cette montagne provoque quelque chose d’extrêmement fort. Autant physiquement qu’émotionnellement.

Je pense qu’avant tout je dois être reconnaissant. Reconnaissant d’être arrivé au Camp de Base. Alors merci.

Merci à Misha et Jakob d’avoir fait une partie du trek avec moi et merci pour les conseils médicaux quand j’ai eu le mal des montagnes. Merci à Mathieu et Audrey d’avoir recroisé mon chemin et d’avoir continué la route à mes côtés. D’ailleurs merci à vous 4 pour les moments de rigolade et les moments de soutien. Merci à tous les Népalais que j’ai croisés sur la route. Merci aux Yaks de faire partie du décor. Ça donne un sacré charme !

Merci à mon petit matériel de ne pas m’avoir lâché en cours de route. Merci à toi la diarrhée qui a cru bon faire apparition le premier jour de marche juste histoire de me mettre encore plus à l’épreuve. Merci à la neige qui est tombée à Namche et qui nous a fait douter, mais qui au final a rendu l’aventure encore plus chouette. Merci au mal des montagnes qui m’a fait mal à la tête (ce n’est pas le plus drôle, mais merci quand même, car il a fait parti de l’aventure). Merci aux -15°C la nuit qui ont rajouté de la difficulté et qui nous ont appris à apprécier la moindre petite source de chaleur. Merci à toi l’oxygène qui manquait cruellement, mais qui était quand même assez présent pour qu’on puisse monter. Merci aux 4 kg que j’ai perdus en 13 jours, c’est toujours ça de gagné. ;)

Mais surtout… merci à toi. Merci à toi l’Everest. Merci d’exister bordel. Tu es de loin de ce que j’ai vu de plus beau au monde.

Alors c’est comment en haut ?

C’est magique. C’est beau. C’est tout ce que tu veux ! Mais ça se mérite.

On part à pied de Lukla (2 800m). Au bout du 3e jour de marche, on commence à chatouiller les 4 000m d’altitude. Je sens clairement que les choses vont devenir différentes par la suite, car je ne suis jamais allé au-delà de 3 000m et en passant ce cap, j’ai l’impression que je vais entrer dans un nouvel univers, voire une nouvelle dimension. Comment mon corps va réagir ? Ça ressemble à quoi au-dessus ? On respire comment ? Il y a des animaux ? Il se passe quoi là-haut ? J’ai hâte de voir.

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Et donc en parlant de la réaction de mon corps, pour moi l’alerte sera donnée dès 3 800m. Après une grosse étape et une nuit compliquée qui sera particulièrement froide (-10°C dans la chambre, humidité et impossible de dormir), le diagnostic de mon pote Jakob est sans appel (il est paramédic dans les ambulances) : j’ai le mal des montagnes et je dois m’arrêter… au moins pour faire une pause et voir comment mon état de fatigue évolue. J’ai mal à la tête, je suis totalement blanc, déshydraté avec les yeux rouges. Ouais il a raison Jakob, hein… tout ça ressemble trop franchement au mal des montagnes. Je ne peux pas continuer, ça serait une bêtise… La veille, je n’ai clairement pas bu assez d’eau pour prévenir/lutter contre le mal des montagnes.

Après une journée passée à dormir, à boire de l’eau (4L) et à manger de la soupe à l’ail, les choses rentrent dans l’ordre. Mais je dois avouer que sur le moment je n’étais pas serein et la possibilité de faire appel à un hélico pour redescendre m’a traversé l’esprit. L’idée étant d’éviter un œdème cérébral ou pulmonaire (tant qu’à faire). Quoi qu’il en soit c’est bien vrai, le corps part un peu en couille en haute altitude… ce n’est pas une blague.

Il est de bon ton de savoir détecter les symptômes du mal des montagnes quand on est en altitude, histoire de ne pas se laisser piéger :

  1. Mal de tête.
  2. Vomissements
  3. Diarrhée
  4. Impossible de dormir
  5. Perte d’appétit

En altitude, c’est le foutoir pour le corps humain. On produit un effort considérable en marchant, il y a de moins en moins d’oxygène, le cœur se met à battre à une vitesse folle, il fait très froid la nuit donc le corps galère à se réchauffer et à se reposer correctement, le corps consomme énormément d’eau, mais avec le froid on ne ressent pas la sensation de soif, bref… tout se transforme en piège. J’ai même entendu dire que les intestins ne fonctionnaient plus trop au-delà de 7 000m d’altitude… Je n’irai pas jusque là pour vérifier, mais quand même, c’est pour dire…

L’autre piège dans lequel je suis tombé, c’est d’avoir cru qu’en ayant passé une bonne dizaine de jours à Leh, en Inde, à plus de 3 500m d’altitude, je serai acclimaté, genre « éh c’est bon les gars, vous z’allez pas m’la faire… l’Everest je le fais les doigts dans l’pif« . Mais non en fait. Le mal des montagnes peut frapper tout le monde à tout moment. C’est la loterie. Tout le monde peut tenter ce genre de rando, mais il faut être conscient qu’un tri naturel va s’opérer à partir de 3 500m.

3 jours plus tard, ça sera le tour de Mathieu. La sonnette d’alarme retentit à 4 900m d’altitude. Juste avant, on vient de s’envoyer 5h de marche et 1.000m de dénivelé. Salé… On a l’impression d’être acclimaté et on relâche un peu la vigilance sur la consommation d’eau (minimum 3L/jour). Même moi j’oublie de boire. Pendant le repas du soir, son palpitant s’emballe et Mathieu s’effondre de fatigue. Là il lui faut un peu plus que de l’eau et de l’ail. Ça sera un Diamox. Quant à moi, un petit mal de crâne a refait son apparition pendant la grosse ascension du jour. Dans le doute, je vais prendre un Diamox aussi.

Après ces épisodes d’alerte, on prend conscience du danger potentiel. Et puis tous les jours, on voit la ronde des hélicoptères de secours qui viennent chercher des gens malades. Il y en a certains qui ne sont pas beaux à voir… Du coup la chose devient sérieuse et on prendra soin de ralentir un peu le rythme. Tous les 600m d’altitude, on essaye de se faire une journée complète d’acclimatation histoire de laisser le temps au corps de comprendre ce qui lui arrive.

Pendant ces fameuses journées d’acclimatation, on ne bouge pas trop. On profite du soleil pour se réchauffer et on regarde la vie se faire autour de nous.

On y est presque

Au 8e jour de marche, le décor change. Tout devient désertique. Il n’y a plus que de la roche et de la neige autour de nous. C’est la dernière étape avant de rejoindre Gorak Shep qui est le dernier village avant le camp de base. “Village” est un bien grand mot pour définir Gorak Shep qui culmine à 5 300m d’altitude. Il s’agit en fait de 3 ou 4 guest houses permettant aux trekeurs de passer la nuit avant de rejoindre le camp de base.

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Les 3h de marche qui nous séparent de Gorak Shep nous paraissent interminables. Enfin arrivés sur place, nous prenons possession de nos chambres et après un bon repas, nous décidons l’après-midi même de faire l’aller-retour sur le Mont Kala Pattar à 5 600m d’altitude pour assister au coucher du soleil sur l’Everest.

La plus haute montagne du monde ne s’est pas encore dévoilée à nous et l’excitation se fait sentir à l’idée que nous allons enfin la voir pour de vrai dans quelques heures. Il suffit juste de grimper en haut du Kala Pattar. 2h de marche et 300m de dénivelé. Ça devrait le faire.

Mais cette petite marche se transforme vite en épreuve physique et mentale…Les 3 plombes de marche qu’on s’est envoyées le matin même n’aident pas. Et les soit disant « 2h de marche » se transforment en 3h30… À cette altitude (entre 5 300m et 5 600m), il n’y a plus que 50% d’oxygène… Chaque pas en avant devient une mission. Les 300m de dénivelé se font sur une très courte distance et la côte devient rapidement difficile à encaisser. J’ai l’impression de respirer “rien du tout”. J’ai beau inspirer de l’air, rien ne se passe… C’est comme crever de soif en essayant de boire de l’eau alors que la bouteille est vide. En moins de 10 pas, je suis essoufflé comme jamais. À mi-parcours, je me demande si je vais aller jusqu’au bout tellement je suis mort… On marche extrêmement lentement et notre corps réagit comme si nous étions en train de courir un marathon. Allez, il reste 150m de dénivelé. On puise dans nos réserves.

Et là… on arrive enfin à 5 600m d’altitude… On y est !!! Ça y est !!! L’Everest se découvre et pour moi le moment est magique. Je m’éloigne du groupe et je vais m’assoir sur un rocher pour observer la plus haute montagne du monde. C’est juste… impressionnant… J’ai peu de mots pour décrire ce à quoi j’assiste. Il est là. Juste en face de moi. L’Everest. Le plus haut sommet du monde ! Le soleil se couche et plonge le sommet de la montagne dans une nuance de couleurs dorées. Quelques nuages viennent recouvrir le fond de la vallée et nous offrent un spectacle sans équivalent. L’Everest plongé dans le coucher du soleil, flottant sur une mer de nuage… C’est beau… mais c’est beau ! C’est de toute merveille.

C’était franchement difficile d’accéder à cet endroit… Mais le spectacle en valait mille fois la peine. Assis sur mon caillou, je suis encore essoufflé et les larmes me montent aux yeux (j’avoue). Si je devais remercier quelqu’un ou quelque chose pour ça, je dirais merci à l’Univers de m’avoir permis d’assister à ça. Je me répète, mais avoir vu de mes propres yeux l’Everest avec le coucher de soleil est de loin ce que j’ai vu de plus beau dans ma vie.

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Il est temps de redescendre et le retour se fera à la lampe frontale.

Une nuit à 5 300m d’altitude

La nuit à Gorak Shep sera courte et froide à cause de l’altitude. Les chambres ne sont pas chauffées évidemment. On dort habillé dans nos sacs de couchage avec 2 couvertures en plus par dessus. Et au petit matin, le lit est parfois recouvert de givre (véridique) et toutes les bouteilles d’eau ont gelées pendant la nuit.

Mais le truc un peu drôle dans cette histoire est que le manque d’oxygène provoque quelque chose de très étrange pendant la nuit à de si hautes altitudes. Tout le monde le confirmera : on fait des rêves complètement délirants ! Et on oscille en permanence entre sommeil et éveil. On ne dort que 4 ou 5 heures par nuit en se réveillant plusieurs fois. Du coup on se demande tout le temps si nos rêves sont réels ou non. L’expérience est très étrange…

Le lendemain, c’est enfin le jour J. Je suis réveillé depuis 4h30 du matin et c’est aujourd’hui que je dois me rendre au camp de base de l’Everest. On attend que le soleil se lève au-dessus de ces montagnes géantes qui nous entourent afin de gagner quelques degrés supplémentaires pendant la marche et on se met en route.

Malgré le peu de dénivelé, les 2h30 de marche restent assez difficiles. Mais qu’est-ce que c’est beau… L’épreuve de la veille rendra la chose un peu plus compliquée pour Mathieu. Quelques vertiges et le manque d’air le feront presque retourner en arrière. Mais il est vaillant le p’tit gars d’Arras ! Quant à sa femme Audrey, elle gambade comme une gazelle sans aucun problème. Moi je crache mes poumons à chaque pas pendant que ma tête tourne. J’essaye de m’arrêter régulièrement pour boire de l’eau froide alors que je n’ai pas soif, mais ça aide à lutter contre le mal de tête. On continue.

On y est !

Le chemin s’arrête à l’entrée du camp de base, sur le glacier. La plupart des randonneurs s’arrêtent ici. Mais je ne peux pas me contenter de ça après 10 jours de marche aussi intenses. Je ne peux pas m’arrêter à 500m du camp de base, je dois aller plus loin pour le voir de plus près. La fatigue et le froid rendant les choses plus complexes, Mathieu et Audrey retourneront à la guest house. Et plus ou moins en blaguant, je leur demande de lancer les secours si je ne suis pas rentré à la nuit tombée. Du coup c’est seul que je pars m’aventurer sur le glacier qui descend directement de l’Everest. Je veux me rapprocher au plus proche du camp de base, de l’endroit où les alpinistes plantent leurs tentes pendant leur phase d’acclimatation, face à la fameuse cascade de glace qui représente la première étape à franchir pour l’ascension du sommet.

J’avoue que je ne suis pas serein… mais alors pas du tout. Il n’y a plus de chemin… Je suis livré à moi-même dans la neige sur cette énorme masse de glace en mouvement perpétuel. Chaque pas devient glissant et dangereux. Et le bruit du glacier… le bruit bon dieu ! Ça rend la chose encore plus flippante. J’entends ces énormes blocs de glace qui se décrochent et le glacier qui craque… je redoute qu’une seule chose : que le bloc de glace su lequel je me trouve se décroche lui aussi. Et rapidement, je prends conscience de la dangerosité de la situation pour ma santé. Je suis entièrement seul sur un glacier, à 1h de marche des premiers humains, je n’ai aucun téléphone, aucun sifflet, rien… le moindre problème pourrait se transformer en drame et j’imagine le pire. Et si je glisse et que je me casse une jambe ? J’aurais beau crier, rien ne se passera.

Mais je ne peux pas m’arrêter. Ce truc, cette montagne, ce risque, ce qui s’est passé ici, les drames et les exploits… tout ça m’attire depuis trop longtemps. Il faut que j’aille vivre ça au plus près. Alors en faisant preuve de la plus grande vigilance, j’avance.

Allez ça y est, c’est ton moment, profites-en

EBC

J’arrive enfin sur le sommet d’un pic de glace… et… le camp de base se dévoile enfin à moi. J’y suis !!! Ça y est !!! Je m’effondre de fatigue au sol, mais ça y est. J’ai réussi. Je suis au plus proche du Camp de Base à 5 300m d’altitude et l’Everest est tout proche. Ce n’est pas grand-chose. D’autres vont en haut de l’Everest, 4 km plus hauts que l’endroit où je me trouve. Mais moi, j’ai atteint mon objectif et ça résonne en moi comme un petit exploit personnel.

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Je peux observer des traces de vie. Il y a des bouteilles d’oxygène prises dans la glace, des morceaux de tente, des morceaux de veste d’alpinisme, des chaises et tout un tas de trucs. Il y a bien eu des humains ici qui sont venus défier la plus haute montagne du monde. Je vis un moment surréaliste. Je suis seul au monde, personne autour de moi, au milieu de ce glacier, face à la cascade de glace qui indique le point de départ des expéditions vers le sommet. Le lieu dégage une énergie, une puissance, un truc incomparable à ce que j’ai pu vivre auparavant.

Je vais rester ici un bon 40min, assis sur la glace à contempler ce camp de base vide physiquement, mais à la fois plein d’énergie et d’histoire. Et ces montagnes qui entourent le camp de base… ces colosses de roche… Quelle puissance a-t-il fallu pour élever un truc aussi haut ? Je suis subjugué et à la fois dépassé par ce qui m’entoure.

Allez, c’est l’heure que je me remette en route vers Gorak Shep, il me reste encore quelques heures de marche et le soleil commence à descendre… et puis j’ai froid en plus.

Going down

Au final, ce qui nous aura pris 10 jours à monter nous demandera seulement 3 jours à descendre. C’est pour vous dire à quel point l’ascension a été rude pour nous. Pendant la descente, je ne réfléchis plus. Je digère lentement ce que je viens de vivre pendant que mes jambes fonctionnent comme des machines. Le dernier jour de marche, nous aurons fait 29 km et 1.000m de dénivelé pour redescendre à Lukla de nuit avant de prendre un avion (en forme de cannette) le lendemain qui nous ramènera à Katmandou.

Je ne serai jamais assez reconnaissant pour ce que je viens de vivre. Autant le coucher de soleil sur l’Everest depuis le Mont Kala Pattar était fabuleusement beau, autant être arrivé aussi proche du camp de base de l’Everest était particulièrement puissant émotionnellement. La difficulté ainsi que le manque d’oxygène ont quant à eux rendu l’aventure encore plus extraordinaire. Puis je pense à tous ceux qui ont tenté le sommet de l’Everest… ceux qui y sont arrivés, ceux qui ont abandonné et évidemment, ceux qui ont perdu la vie sur l’Everest (les mémoriaux qui bordent le trek nous rappellent souvent qu’il y a eu un sacré paquet de morts tout là-haut). Et bien à tous ceux-là, je tire mon chapeau bien bas.

Encore une fois, merci à toi l’Everest. Merci d’exister.

10 comments

  1. Camarade ! Ton article représente bien nos 14 jours difficiles mais quelle découverte fantastique au final …. Merci d’avoir précisé que j’étais au top par rapport à Mathieu ;-)
    On est heureux d’avoir vécu cette aventure avec toi… Tu nous manque déjà !
    Bonne continuation pour tes futurs et incroyables aventures
    Nous te saluons, Camarade !!!!!

  2. La volonté d’un homme peut lui faire gravir des montagnes! c’est impressionnant! je suis contente pour toi que tu aies réalisé ce qui te tenait à coeur.

  3. Xtian, donc tu as sept ans de plus que le père d’Antoine dont tu es le parain. Oublie l’Everest, c’est juste bon pour le gamin. Toi et moi avons rendez-vous du coté de Proxima du Centaure à quatre années et trois mois lumière de là. Tu peux apporter ton écossaise, I have a dubliner in mind myself !

  4. Ping : Le Népal
  5. je suis ton avancee depuis le debut, cette fois je suis avec Pascal a LA tout aussi admiratif que moi de tes aventures extraordinaires. Bravo a toi, tu t’es donné la chance de vivre ta vie comme tu l’entends… c’est beaucoup plus difficile qu’on ne le croit, cela demande beaucoup de courage. Tu graves a jamais dans ton esprit , tes yeux ton corps des souvenirs indélébiles, ils t’enrichiront pour le reste de ta vie. Un grand coup de chapeau a toi.. je t’embrasse
    alain

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