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El Salvador, welcome to the jungle

Comme je vous disais, Nacho et Lucho, rencontrés au surfcamp de El Paredon m’ont proposé de quitter le Guatemala avec eux en bagnole pour aller au Salvador.

Pour entrer au Salvador, on est obligé de retourner légèrement dans les terres. On ne peut pas suivre la cote.
Passage de la frontière assez facile étonnement. Et pour la première fois de ma vie, le douanier m’a souhaité la bienvenue. Et avec le sourire. Je pense que c’est comme ça qu’on devrait accueillir chaque touriste. Alors je m’adresse à tous les douaniers : ça ne sert à rien de nous foutre la trouille et de nous faire croire à un suspense du style « Ah peut-être que tu vas entrer dans le pays, peut-être pas, on sait pas, c’est la surprise ! ».

Bon bref. On y est. El Salvador. Direction le parc national El Impossible. Pour y arriver, c’est 13 kilomètres de cote. C’est une pente à 100 %… En fait c’est un mur. Du coup la voiture en a eu marre au milieu et le moteur nous a dit « Les gars, je peux plus là… Va falloir vous démerder autrement« . On a fait une pause et on en a profité pour manger.

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En poussant un peu la voiture de temps en temps, on a finit par arriver en haut. Crevés, on plante les tentes. Merci beaucoup, bonsoir.
Franchement, c’est un sacré délire de camper là dedans… La nuit t’entends des trucs… mais des trucs que t’avais jamais entendu avant… et tu sais qu’il y a une bestiole juste à coté de ta tente. Mais tu sais pas quelle bestiole…

Alors c’est ça la jungle…

On a marché 5h là dedans. Taux d’humidité : 800 %. Heureusement qu’on avait un guide qui nous donnait de bons conseils : « Touche pas cette plante en passant sinon tu va gonfler – Touche pas celle là non plus sinon tu meurs – Ah et celle là évite aussi ta peau va fondre – Par contre celle là on peut la manger, elle est très bonne pour la santé » – « Sérieux ? Arrête je te crois pas ». J’ai pas testé… par précaution.

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La suite va beaucoup contraster avec l’accueil du douanier. Et je suis vraiment navré pour lui…

On a voulu grimper en haut d’un volcan. En chemin, on s’arrête pour demander notre route à un local. Il nous a fortement déconseillé d’y aller. Tout simplement parce qu’en haut, comme il n’y a pas de police, des mecs attendent les touristes et les braquent. Bon… On va éviter alors.

On a qu’à aller à San Salvador, la capitale ?
Déception. En arrivant, on a l’impression de se trouver au milieu d’une concentration des partisants de la NRA. Presque tout le monde est armé (2e pays le plus dangereux). Devant chaque maison, chaque immeuble, chaque commerce, chaque resto, chaque bar, chaque établissement quel qu’il soit, il y a un garde armé d’un fusil à pompe… J’avais jamais vu un vrai fusil à pompe dans ma vie…
La ville est excessivement bruyante et poluée. Au bout de 15 minutes, ca devient désagrable tellement ça pue le diesel. Les regards ne sont pas amicales. On essaye de te vendre tout et n’importe quoi. L’architecture n’est vraiment pas chouette…

Ensuite on est allé à Suchitoto, un bled assez cool. Mais bon, y a pas grand chose à faire.

Allez… Direction la cote. La plage, les palmiers, le surf. Je quitte mes 2 compagnons de route.
On m’a dit d’aller à El Tunco. Un des fameux spot de surf du Salvador. En arrivant, j’ai simplement soupiré. C’est pas très beau (du béton tout le long de la plage) et la plage et souvent pleine de déchets…

Allez ça suffit, j’insiste pas. Y a une navette qui part le lendemain matin et qui va directement à Léon au Nicaragua. Parfait.

On se reparle dans 10h de route et 2 frontières !

Antoine

5 comments

  1. tu es courageux, tu n’as vraiment peur de rien, tu deviens mon heros. bisous et continues à nous faire partager tes emotions,tu vas pouvoir écrire un livre après….. « le baroudeur et ses ……. », :-)))))
    Nicole

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