Peau de banane

Yalah

« Toutes les idéologies dominantes exercent leur contrôle, leur domination, voire leur violence sur le nomade.

Loin des idéologies du village natal et de la terre, du sol de la nation et du sang de la race, l’errant cultive le paradoxe de la forte individualité et n’ignore pas que se joue là l’opposition rebelle et radieuse aux lois collectives.

Voyager suppose donc de refuser l’emploi du temps laborieux de la civilisation au profit du loisir inventif et joyeux. L’art du voyage induit une éthique ludique, une déclaration de guerre au quadrillage et au chronométrage de l’existence. En nomade autosuffisant, le voyageur récuse le temps social, collectif et contraignant au profit d’un temps singulier construit de durées subjectives et d’instants festifs voulus et désirés.

Lui et son usage du monde, rien d’autre ne compte. »

M.O. Extraits de Théorie du voyage, Poétique de la géographie.

Un fat Merci à Marie W. pour le bouquin

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Le concept du voyage est très personnel. Il n’y a rien de plus personnel. Tu peux l’envisager de 1000 façons ; il n’y a pas de réponse. D’ailleurs, il n’y a pas tellement de question non plus. Ça se vit.

Tu l’envisages, tu le rêves, tu le penses… C’est là qu’il naît. Trop tard, tu l’as dans la tête. Impossible de s’en défaire.

En vérité, tu ne veux pas te défaire de cette idée du voyage ; tu t’y attaches parce qu’elle te stimule. Tu y vois un autre monde, une solution à je n’sais quoi, l’alternative vivante et réalisable à un présent perfectible ou à un futur trop confortable.

Vu d’ici, le voyage apparait comme un gros bordel ou tout se croise. Un carrefour interminable d’émotions, de sensations, de rencontres, de natures…

Il faut le voir comme un prisme.

Yalaaaaaah

Jordane

 

 

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