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Avant premières

Il est 5h00, le réveil est net. On décolle de Montreal pour les chutes du Niagara.
Une première, et « les premières » ça compte. Un oeil sur la carte, l’autre sur une route déserte. De quoi aprécier une dernière vue de Montréal depuis le pont Champlain.
L’auroute vers le sud-ouest est carrément chouette, même si le bitume n’est plus vraiment tout neuf… D’ailleurs ce sont surtout des lignes droites, bien droites, vraiment droites, tellement droites qu’il y’a des panneaux « virage » pour t’annoncer qu’on va tourner. Mais le décor est très sympa, puisqu’il est nouveau.
Entre deux trois sièstes alternées, pause à la première stastion service en Ontario. Parait qu’ce sont des anglais les mecs, fais voir ! Ca se vit très bien en fait, c’est juste un peu plus l’Amérique. Petite claque quand même ; dix heures plus tôt tu étais encore bercé par les « ça a pô d’ostie d’allure ct’affaire lô ».

Ce qui pourrait être cool, c’est de traverser Toronto par la route qui longe le lac.
Chouffe la carte. Prochaine sortie, easy.
Ah, raté. Pas grave…
On se retrouve à traverser Toronto par sa banlieue ; autre ambiance. Rien d’agressif, rien d’hostile, mais froid et pas très beau. Après tout, pourquoi pas. Ca ne nous a pas empêché d’entrevoir le coeur de Toronto depuis la Queen Elizabeth Way qui traverse les haut buildings et notament l’emblematique CN Tower.


NIAGARA FALLS City ! La frontière avec les US.
It smells like a flower ! No…
En entrant dans la ville, notre seul interêt est devenu de trouver les chutes et de quitter ce trou ! Une ville « parc d’attraction », mais morte, à l’agonie. La pluie battante n’arrange rien. S’en est presque déprimant pour une première sortie
Mais qu’elles sont belles ces chutes ! WOUW quelle force de la nature, ça mérite !
Ayé, je crois qu’on a fait le tour. Aucun regret, ça vallait le coup même pour 15 minutes de contemplation.


Il est 17h00, si on part maintenant on peut passer une fin de soirée à Ottawa (la capitale).
Ottawa, pour la première fois, vers 22h00, c’est intriguant… Ca ressemble à des chateaux. C’est agréable de ressentir une atmosphère dans une ville qui t’est inconnue.

Ce matelas, il est divin. Il te moule !
Et quel réveil, s’il vous plaît ? Celui où tu découvres enfin le vrai visage du décor que tu as quitté des yeux quelques heures plus tôt.
Ce samedi 20 Avril, il se passe quelque chose à Ottawa. Je t’assure.
On l’appelle le 4.20 (four-twenty). Qué s’appellerio, Four-Twenty.
Bill, barbe rousse, qui bosse pour Amnesty International nous explique en anglais ;
« c’est la journée annuelle pour la légalisation de la marijuana ».
…Allez, petit déj.
Ils ont compté 10 000 manifestants sur la place du Parlement. Pour une ville qui a la réputation d’être endormie à 22h00, ça fait du joyeux monde dans les rues !
S’en suivra une très belle balade entre la place du marché et ses environs, les chateaux, les statues et le quartier des affaires… Froide journée, mais très rythmée.
« Rendez vous ce soir 18h, rue Kent pour une soirée Vénézuelienne ; j’y serai », nous disais Bill quelques heures plus tôt.
VAMOS !
Nous y voilà. Petite tablée dans une salle des fêtes aux couleurs du drapeau Vénézuelien, habillée par les posters du – je crois – prochain successeur de Chavez… Ambiance.
En 3 minutes, on a fait un plongeon en Amérique du Sud. Poulet cuisiné local (gracieusement offert par l’ambassade), musique, discours politique en espgnol, musique, re discours, re re discours, musique ! Moi vlément yé adolé !
A 22H30, it’s HOCKEY TIME au Rainbow pour le derby Ottawa / Toronto. Le bar un peu dégenté où règne l’ambiance du siècle : concert de rock, bières, hockey, et beaucoup de gens du Parlement… Vraiment beaucoup. Le cocktail est magique.
Après cette très joyeuse soirée, il n’y avait rien de mieux à faire que de rester dormir à Ottawa et prendre la route le lendemain.

En arrivant vers 19H00 le lendemain à Québec, la ville est vide. Le contraste avec notre précédente escale dans la capitale est saisissant.
Il reigne un calme abolu sur les hauteurs du vieux Québec et la lumière du soleil couchant nous offre un spéctacle inattendu sur le Saint Laurent. Le château Frontenac, les remparts, la citadelle, les ruelles parisiennes, les silos illuminés, le port ; la ville est à nous et presque personne d’autre. C’était la plus belle entrée en matière possible ; une fin de dimanche à Québec.

Jordane

2 comments

    1. Oui on est allé y manger. Mais comme il faisait beau et que ca faisait longtemps qu’on avait pas vu le soleil, on s’est contenté de la terrasse.

      A.

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